Ekhbary
Sunday, 22 February 2026
Breaking

Les papas souris africaines dévoués partagent une signature génétique, révèle une nouvelle étude

La recherche sur les souris rayées d'Afrique suggère qu'un g

Les papas souris africaines dévoués partagent une signature génétique, révèle une nouvelle étude
7DAYES
3 hours ago
6

États-Unis - Agence de presse Ekhbary

Les papas souris africaines dévoués partagent une signature génétique, révèle une nouvelle étude

Dans une révélation fascinante du règne animal, une nouvelle recherche a identifié une signature génétique potentielle liée aux instincts de soins des souris mâles africaines rayées. Ces petits rongeurs se distinguent par leurs niveaux relativement élevés de soins paternels, une caractéristique peu commune chez les mammifères. L'étude, publiée récemment dans la prestigieuse revue Nature, suggère qu'un seul gène, l''Agouti', pourrait influencer de manière significative la propension des souris mâles à s'engager dans des comportements de soins envers leur progéniture.

Les soins paternels sont rares dans le monde des mammifères, les estimations suggérant que seulement environ 3 à 5 % des pères participent activement à l'élevage de leurs jeunes. Cependant, la souris rayée d'Afrique (Rhabdomys pumilio) se distingue comme une exception, les mâles faisant preuve fréquemment de comportements parentaux dévoués, y compris le toilettage, l'alimentation et la protection des petits. Cette divergence par rapport à la norme a longtemps intrigué les scientifiques cherchant à comprendre les bases biologiques d'un tel comportement.

Dirigée par le Dr Forrest Rogers, chercheur postdoctoral à l'Université de Princeton et auteur principal de l'étude, l'équipe de recherche a examiné les cerveaux de souris mâles africaines rayées. Leurs investigations ont révélé une corrélation frappante entre les niveaux d'expression du gène Agouti et le comportement paternel. Les résultats ont indiqué que les mâles présentant des tendances plus agressives avaient tendance à avoir une expression plus élevée du gène Agouti par rapport à ceux qui manifestaient des comportements plus attentionnés envers les petits. De plus, lorsque le gène Agouti a été expérimentalement activé chez des souris mâles attentionnées, cela a entraîné une agressivité accrue envers les jeunes, soulignant son rôle potentiel dans la modulation de la conduite sociale et parentale.

L'étude a également mis en évidence l'interaction entre la génétique et l'environnement. Les souris mâles vivant en groupes sociaux présentaient une expression plus élevée du gène Agouti que les mâles solitaires. Cette observation suggère que des facteurs environnementaux, tels que la disponibilité des ressources ou la densité de population, pourraient jouer un rôle crucial dans la formation des instincts de soins au sein de l'espèce.

Le Dr Catherine Peña, professeure adjointe de neurosciences à l'Université de Princeton et auteure principale de l'étude, a souligné l'importance de ces découvertes. Elle a déclaré que les souris mâles "ont ce qu'il faut pour être de bons pères", ajoutant : "Nous n'avons pas trouvé qu'ils avaient besoin de nouveaux circuits. Nous n'avons pas trouvé qu'ils avaient une évolution unique de cellules dans le cerveau pour être pères". Au lieu de cela, la recherche suggère "qu'il peut y avoir des conditions optimales pour aider à promouvoir le meilleur comportement parental de chacun".

Cette recherche représente une avancée significative dans la compréhension des origines neurobiologiques du comportement parental. Alors que la neurobiologie maternelle a été relativement bien étudiée, les soins paternels restent un domaine moins exploré. La découverte que l'Agouti – un gène principalement connu pour ses rôles dans la pigmentation et le métabolisme – pourrait être impliqué dans l'instinct paternel a surpris de nombreux experts, dont le professeur Christian Broberger de l'Université de Stockholm, qui a qualifié ces résultats "d'étape importante" pour le domaine.

Bien que les conclusions de l'étude soient spécifiques aux souris, elles offrent des indices précieux sur les mécanismes neurobiologiques potentiels qui animent les soins paternels chez les mammifères mâles. Le Dr Peña a mis en garde contre l'extrapolation directe de ces résultats aux pères humains ou la suggestion de solutions simplistes pour la parentalité. Cependant, de futures recherches pourraient explorer si des voies neurobiologiques similaires existent chez d'autres espèces, élargissant ainsi notre compréhension du développement évolutif du comportement social et des soins familiaux à travers le règne animal.

Mots clés: # souris rayées d'Afrique # gène Agouti # soins paternels # paternité # neurobiologie # génétique # comportement des mammifères # instincts parentaux # comportement animal