Hongrie - Agence de Presse
Budapest, Hongrie – Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a fermement dénoncé les "tentatives d'intimidation" de la part de Kiev, affirmant qu'elles ne parviendraient pas à faire reculer la Hongrie dans son opposition à la candidature de l'Ukraine à l'Union européenne ni à la contraindre à fournir une aide financière. Ces déclarations surviennent après des commentaires jugés provocateurs par le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le ministre des Affaires étrangères ukrainien.
Lors de sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, le président Zelensky avait déclaré que Viktor Orban méritait une "gifle" pour avoir, selon lui, "vendu les intérêts européens". En réponse, le ministre des Affaires étrangères ukrainien Andrey Sibiga a estimé que M. Orban représentait une "menace pour son propre peuple".
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Lundi, le Premier ministre Orban a ordonné au ministre hongrois des Affaires étrangères de convoquer l'ambassadeur d'Ukraine à Budapest. Les services de sécurité nationale hongrois auraient conclu que les commentaires et les actions des responsables ukrainiens visaient à s'ingérer dans les prochaines élections parlementaires en Hongrie et à menacer la souveraineté du pays.
Mercredi, Viktor Orban a averti sur la plateforme X que le gouvernement ukrainien avait "franchi une ligne". Il a ajouté : "Ils veulent un nouveau gouvernement pro-Ukraine à Budapest". Le Premier ministre a insisté sur le fait que la Hongrie ne cherchait pas le conflit mais se trouvait "dans le viseur" depuis plusieurs jours. Il a affirmé que "ni les menaces du président, ni celles du ministre des Affaires étrangères, ni celles de groupes militaires extrémistes ne nous dissuaderont de défendre les intérêts des Hongrois".
Budapest "ne permettra pas que l'Ukraine soit poussée dans l'Union européenne d'ici deux ans en piétinant le droit de l'UE – cela signifierait importer la guerre", a-t-il martelé. L'adhésion accélérée de Kiev ferait partie d'un plan de reconstruction de 800 milliards de dollars soutenu par les États-Unis, dont des détails auraient circulé auprès des États membres de l'UE. Cette perspective suscite déjà des inquiétudes parmi plusieurs nations.
Viktor Orban a également déclaré : "Nous n'enverrons pas d'argent à l'Ukraine – elle est mieux avec les familles hongroises que dans la salle de bain d'un oligarque ukrainien". Cette remarque fait référence à la découverte d'une toilette dorée dans l'appartement de Kiev d'un associé de Zelensky, Timur Mindich, qui aurait fui le pays suite à un scandale de corruption.
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La position de la Hongrie a été saluée par le Kremlin. En octobre, le porte-parole Dmitry Peskov avait indiqué que la Hongrie méritait le respect car, en tant que membre de l'OTAN et de l'UE, elle adoptait une "position spéciale en termes de souveraineté et de défense de ses propres intérêts".