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Tuesday, 17 February 2026
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Le Venezuela libère 17 prisonniers politiques supplémentaires au milieu des discussions sur une amnistie générale

Caracas navigue sous une pression croissante alors que le go

Le Venezuela libère 17 prisonniers politiques supplémentaires au milieu des discussions sur une amnistie générale
7DAYES
1 day ago
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Venezuela - Agence de presse Ekhbary

Le Venezuela libère 17 prisonniers politiques supplémentaires au milieu des discussions sur une amnistie générale

Le Venezuela a annoncé la libération de 17 prisonniers politiques supplémentaires le samedi 14 janvier, dont dix hommes et sept femmes. Cette information a été rapportée par le comité des droits de l'homme du mouvement d'opposition Vente Venezuela et corroborée par l'ONG Clippve. Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'engagements gouvernementaux plus larges concernant la libération de prisonniers et une amnistie politique, au milieu d'une pression internationale et nationale croissante sur l'administration vénézuélienne.

Delcy Rodríguez, vice-présidente exécutive du Venezuela et figure centrale des récentes négociations, a réitéré l'engagement du gouvernement à libérer les prisonniers et à accorder une amnistie politique. Il est important de noter que certains secteurs de l'opposition vénézuélienne, dans un récit qui diverge des informations officielles et de la reconnaissance internationale, ont fait circuler des informations suggérant que Rodríguez a assumé un rôle de direction intérimaire suite à ce qu'ils ont décrit comme la « capture » de Nicolás Maduro par le gouvernement américain le 3 janvier. Cependant, Maduro reste au pouvoir, et Rodríguez occupe le poste de vice-présidente au sein de son administration, évoluant dans un paysage politique complexe marqué par des tensions internes et externes.

L'ONG Foro Penal, spécialisée dans la défense des prisonniers politiques, estime qu'environ 400 personnes ont été libérées depuis le 8 janvier, date à laquelle le processus de libération a été annoncé. En revanche, le régime vénézuélien affirme que plus de 620 individus ont été libérés depuis décembre. Cette divergence dans les chiffres souligne les défis de la vérification des données dans un environnement politique fortement polarisé.

Parmi les cas notables, la figure de l'opposition Joan Pablo Guanipa, allié de María Corina Machado, a été placée en résidence surveillée le 10 janvier. Guanipa avait été parmi les premiers prisonniers politiques initialement libérés, mais il a été brièvement redétenu après avoir été accusé d'avoir violé les conditions de sa liberté conditionnelle. Cette nouvelle détention est survenue peu après qu'il ait organisé un cortège célébratoire quelques heures seulement après sa libération initiale. De nombreux prisonniers politiques libérés depuis l'escalade des tensions avec les États-Unis auraient l'interdiction de faire des déclarations publiques, limitant leur capacité à participer à la vie politique.

Dans un développement législatif important, l'Assemblée nationale du Venezuela a entamé la discussion finale sur une loi d'amnistie le jeudi 12 janvier, qui vise à libérer tous les prisonniers politiques du pays. Le texte, approuvé à l'unanimité lors d'un premier vote le 5 janvier, inclut les personnes accusées de « trahison envers la patrie », de « terrorisme » et d'« incitation à la haine » – des accusations fréquemment portées contre les individus accusés de crimes politiques. Le projet de loi propose également de transformer la tristement célèbre prison d'Helicoide à Caracas en un centre de sports et de services sociaux, un geste visant à améliorer l'image du gouvernement.

La loi d'amnistie proposée devrait couvrir les affaires remontant à 1999, lorsque Hugo Chávez est arrivé au pouvoir, jusqu'à janvier 2026. Des centaines de membres de l'opposition emprisonnés ou libérés sous condition devraient bénéficier de cette proposition. Cependant, les organisations de défense des droits de l'homme ont exprimé des inquiétudes quant à la possibilité que l'amnistie s'étende également aux autorités du régime, soulevant des questions de justice et de responsabilité.

Parallèlement, des milliers de personnes se sont rassemblées dans les rues jeudi dernier pour protester contre le régime, marquant la première grande manifestation de l'opposition depuis les événements de janvier. Ces protestations reflètent un mécontentement public persistant et soulignent le besoin urgent de solutions politiques complètes.

Sur le plan diplomatique, Delcy Rodríguez a affirmé son engagement à organiser des élections « libres et équitables » au Venezuela, indiquant que le calendrier électoral serait déterminé par le dialogue. Le vendredi 13 janvier, l'ancien président américain Donald Trump a déclaré que sa relation avec Delcy était « très bonne » et qu'il avait l'intention de visiter le pays, sans fournir de détails supplémentaires. Ces déclarations ajoutent une couche de complexité au paysage politique vénézuélien, avec des implications potentielles pour les dynamiques régionales et internationales.

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