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Saturday, 14 February 2026
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Crise Soudan El Fasher : MSF constate une destruction massive

Crise Soudan El Fasher : MSF constate une destruction massive
Ekhbary Editor
2 weeks ago
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Soudan - Agence de Presse Mondiale

La Crise Soudan El Fasher atteint un point critique alors que Médecins Sans Frontières (MSF) a révélé l'étendue des destructions et de l'abandon de la ville lors d'une visite récente. Ancienne capitale du Darfour Nord, El Fasher est désormais un paysage désolé, témoin silencieux de la violence qui déchire le pays.

Les équipes de MSF ont constaté que la ville, autrefois vibrante et peuplée de centaines de milliers d'habitants et de personnes déplacées, est aujourd'hui en grande partie vide. Les infrastructures vitales, y compris les hôpitaux, les marchés et les résidences, ont subi des dommages considérables, rendant un retour à la normale impossible pour les civils.

La Crise Soudan El Fasher : Un centre humanitaire en ruines

El Fasher était un carrefour humanitaire essentiel pour toute la région du Darfour, offrant un refuge à de nombreux déplacés internes. Sa destruction et son abandon soulèvent de vives inquiétudes quant à l'accès à l'aide pour des millions de personnes déjà vulnérables.

Les rapports de MSF soulignent une situation désastreuse, caractérisée par :

  • Des infrastructures civiles massivement endommagées ou détruites.
  • Une population civile largement déplacée, ayant fui les combats intenses.
  • Un accès humanitaire extrêmement limité en raison de l'insécurité persistante.
  • Une pénurie critique de nourriture, d'eau et de médicaments.

Les combats entre les Forces armées soudanaises (SAF) et les Forces de soutien rapide (RSF) se sont intensifiés autour et à l'intérieur d'El Fasher ces derniers mois, transformant la ville en un champ de bataille. Cette escalade a forcé la quasi-totalité de la population à fuir, cherchant désespérément la sécurité dans les zones environnantes, souvent tout aussi précaires.

Les conséquences de cette désertion sont profondes. Les rares habitants restés sur place vivent dans la peur constante, privés des services de base et exposés aux violences. L'aide humanitaire, déjà insuffisante avant l'intensification des hostilités, est désormais presque impossible à acheminer en toute sécurité, aggravant la crise.

MSF a appelé toutes les parties au conflit à respecter le droit international humanitaire, à protéger les civils et à garantir un accès sûr et sans entrave pour l'aide. L'organisation a également insisté sur la nécessité urgente d'un cessez-le-feu immédiat pour permettre l'acheminement de l'assistance vitale et l'évaluation complète des besoins.

La communauté internationale est également interpellée pour intensifier ses efforts diplomatiques et humanitaires. Sans une intervention concertée, la catastrophe d'El Fasher risque de se reproduire dans d'autres régions du Soudan, où des millions de personnes sont au bord de la famine et de l'effondrement total.

Les témoignages recueillis par les rares observateurs et les organisations humanitaires décrivent une ville fantôme, où les signes de vie sont rares et les traces de destruction omniprésentes. Les écoles sont fermées, les marchés pillés et les hôpitaux, quand ils n'ont pas été directement ciblés, manquent cruellement de personnel, de matériel et de fournitures.

L'avenir d'El Fasher et de ses habitants reste incertain. La priorité immédiate est de mettre fin aux violences et d'assurer la protection des civils, tout en établissant des couloirs humanitaires permanents. La reconstruction physique et sociale de la ville nécessitera un engagement à long terme et des ressources considérables.

Médecins Sans Frontières continue de travailler dans d'autres régions du Soudan, apportant un soutien médical essentiel malgré des conditions extrêmes. Leur rapport sur El Fasher est un avertissement sombre sur l'impact dévastateur du conflit sur la vie des civils et l'urgence d'une action internationale coordonnée.

L'Agence de Presse Mondiale s'engage à suivre de près l'évolution de la situation au Soudan et à rapporter les faits avec impartialité.

Source: Médecins Sans Frontières