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Monday, 16 February 2026
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Pourquoi le contact avec les autres prolonge la vie et protège le cerveau ?

Des études révèlent le lien entre l'isolement social et la s

Pourquoi le contact avec les autres prolonge la vie et protège le cerveau ?
عبد الفتاح يوسف
3 weeks ago
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Des études récentes ont révélé qu'environ un tiers des adultes aux États-Unis souffrent de solitude, tandis qu'un quart manque de soutien social et émotionnel. Cette situation n'est pas seulement un sentiment temporaire, mais un risque sanitaire documenté scientifiquement.

Le Dr Elizabeth Neca, experte en sciences sociales et comportementales aux Instituts Nationaux de la Santé, souligne que les êtres humains dépendent des autres dès les premiers instants de la vie. Elle déclare : « Le sentiment d'isolement social place une personne dans un état de stress constant », notant que ce stress est directement lié à de graves problèmes de santé.

Les chercheurs associent les sentiments chroniques de solitude ou d'isolement à un risque accru de développer une série de maladies graves. Ces risques incluent les maladies cardiaques, l'obésité, l'hypertension artérielle, la dépression et l'anxiété.

Le risque de développer la maladie d'Alzheimer et d'autres formes de démence, et même le risque de mort prématurée, augmente également. Les scientifiques attribuent cela au fait que le sentiment d'isolement place le corps dans un état de stress psychologique chronique, ce qui affecte négativement tous ses systèmes.

Beaucoup de gens considèrent à tort l'isolement et la solitude comme des synonymes, mais la différence est fondamentale. L'isolement signifie avoir peu de liens sociaux, tandis que la solitude est un sentiment intérieur qui peut toucher une personne même entourée d'autres.

Neca explique que certaines personnes vivent isolées sans se sentir seules, car elles apprécient le calme. Inversement, d'autres se sentent seules malgré la présence de leur entourage, car leurs relations manquent de profondeur ou de satisfaction émotionnelle.

Certains facteurs augmentent la probabilité de tomber dans le piège de l'isolement ou de la solitude, tels que vivre seul, avoir des déficiences auditives ou visuelles, des troubles mentaux ou des difficultés de mobilité.

Les habitants des zones rurales ou des quartiers peu sûrs ou éloignés sont également plus à risque, tout comme les personnes récemment retraitées ou ayant perdu leur partenaire de vie.

Des études de l'Université Northwestern indiquent que la solitude atteint son paroxysme à l'âge adulte jeune et chez les personnes âgées, diminuant au milieu de la vie. La psychologue Ellen Graham déclare : « Nous observons que le sentiment de solitude est plus élevé au début et à la fin de la vie adulte ».

À un âge avancé, les gens ont tendance à se concentrer sur les relations à forte valeur émotionnelle et à moins s'intéresser aux liens superficiels. Selon Neca, ce changement n'est pas un isolement, mais un mécanisme de défense naturel qui protège les personnes âgées des effets négatifs de la solitude.

Bien qu'il soit difficile de nouer de nouvelles relations lorsqu'on se sent seul, même des interactions brèves peuvent faire une différence. Neca suggère de commencer par des habitudes quotidiennes simples, comme faire ses courses à la même heure chaque semaine et discuter avec le caissier, ou sourire et demander aux autres comment ils vont.

Chacun peut contribuer à atténuer l'isolement de son entourage, en particulier des personnes âgées ou des parents célibataires, par de simples visites ou des offres d'aide, comme préparer un repas ou partager une partie de cartes.

Graham dit : « Nous pouvons tendre la main pour nous aider mutuellement à nous connecter ».

Les chercheurs soulignent que l'investissement dans les liens humains n'est pas un luxe, mais une nécessité pour la santé du corps et de l'esprit.

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