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Friday, 13 February 2026
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Les frappes israéliennes intensifiées coûtent la vie à des dizaines de personnes à Gaza, malgré un cessez-le-feu fragile

De récentes attaques ciblent des zones résidentielles, soule

Les frappes israéliennes intensifiées coûtent la vie à des dizaines de personnes à Gaza, malgré un cessez-le-feu fragile
Matrix Bot
1 week ago
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États-Unis - Agence de presse Ekhbary

Les frappes israéliennes intensifiées coûtent la vie à des dizaines de personnes à Gaza, malgré un cessez-le-feu fragile

Deir al-Balah, bande de Gaza – La bande de Gaza a de nouveau été plongée dans un cycle de violence, avec de récentes frappes militaires israéliennes qui ont coûté la vie à au moins 19 Palestiniens, majoritairement des femmes et des enfants, selon les responsables hospitaliers. Ces assauts meurtriers, survenus un mercredi matin récent, ont suscité une large condamnation et jeté une longue ombre sur le plan de paix négocié par les États-Unis, censé inaugurer une ère de désescalade depuis sa mise en œuvre le 10 octobre 2025.

Parmi les victimes des bombardements incessants de mercredi figuraient cinq enfants, dont un nourrisson de 5 mois et un bébé d'à peine 10 jours. Sept femmes et un ambulancier ont également péri dans les attaques, selon les autorités sanitaires locales. Le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, a ensuite révisé le bilan des morts pour cette seule journée à 21, indiquant une escalade rapide des hostilités. Ces décès contribuent à un triste total d'au moins 556 Palestiniens tués par les tirs israéliens depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, soulignant la fragilité persistante de la paix supposée.

Les Forces de défense israéliennes (FDI) ont publié un communiqué mercredi, affirmant que leurs opérations étaient une réponse directe à ce qu'elles ont décrit comme une "violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu actuel" par des militants du Hamas. Les FDI ont affirmé que des militants avaient attaqué les forces israéliennes dans le nord de Gaza, blessant gravement un soldat. "Après identification des tirs, des unités blindées des FDI et des avions de l'IAF ont mené des frappes dans la zone", a déclaré le communiqué militaire, signalant une politique de représailles continue. Un responsable militaire israélien anonyme a en outre réitéré à l'Associated Press qu'Israël persisterait avec ses frappes à travers la bande, soutenant que ses actions sont toujours en réponse aux violations du Hamas ou aux attaques contre ses soldats, dont quatre auraient été tués depuis le début du cessez-le-feu.

Cependant, le récit de Gaza brosse un tableau radicalement différent. Le Dr Mohamed Abu Selmiya, directeur de l'hôpital Shifa de Gaza City, a exprimé la profonde frustration et le désespoir qui règnent parmi les Palestiniens. Dans un message poignant sur les réseaux sociaux, il a remis en question l'existence même du cessez-le-feu, déclarant : "La guerre génocidaire contre notre peuple dans la bande de Gaza continue. Où est le cessez-le-feu ? Où sont les médiateurs ?" Ses paroles résonnent auprès de nombreux Palestiniens qui estiment que, malgré les déclarations officielles, le conflit n'a jamais vraiment pris fin.

La récente vague de frappes comprenait un incident particulièrement dévastateur dans le quartier de Tuffah, au nord de Gaza, où les troupes israéliennes ont tiré sur un bâtiment, tuant au moins 11 personnes, la plupart issues d'une même famille. L'hôpital Shifa a confirmé avoir reçu les corps, qui comprenaient deux parents, leur fille de 10 jours, sa cousine de 5 mois et leur grand-mère. Des rapports similaires de victimes civiles ont émergé d'autres zones : une frappe israélienne sur la tente d'une famille dans la ville de Khan Younis, au sud, a tué trois personnes, dont un garçon de 12 ans, selon l'hôpital Nasser. Les tirs de chars dans le quartier oriental de Zaytoun, à Gaza City, ont coûté la vie à trois autres Palestiniens, dont un couple marié. Dans la zone de Muwasi, à Khan Younis, une frappe sur une tente a tué deux personnes et en a blessé cinq, parmi lesquelles Hussein Hassan Hussein al-Semieri, un ambulancier du Croissant-Rouge palestinien qui était en service.

Le bilan croissant des morts met gravement à l'épreuve la viabilité du plan de paix soutenu par les États-Unis. Les médiateurs internationaux ont condamné les attaques, tandis que le Hamas les a constamment qualifiées de violations de l'accord. Le ministère de la Santé de Gaza, qui opère sous le gouvernement dirigé par le Hamas, rapporte que plus de 71 800 Palestiniens ont été tués depuis le début de la guerre. Bien qu'Israël conteste ces chiffres et n'ait pas fourni son propre décompte des victimes civiles à Gaza, les registres détaillés du ministère sont largement considérés comme fiables par les agences de l'ONU et les experts indépendants, qui estiment également que le nombre réel de décès est probablement plus élevé en raison des corps non retrouvés sous les décombres.

Cette dernière flambée de violence souligne les défis profonds auxquels est confrontée toute paix durable dans la région. Le cycle d'attaque et de représailles continue de faire un lourd tribut aux vies civiles, perpétuant une crise humanitaire et érodant toute confiance dans les efforts diplomatiques. La communauté internationale observe avec anxiété alors que le cessez-le-feu, autrefois salué comme un phare d'espoir, apparaît de plus en plus comme un accord fragile et fréquemment violé.

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